L’expo Rêver la ville dévoile les derniers projets et ceux en cours de Christian Portzamparc, architecte connu pour ses créations singulières comme la Cidade de musica à Rio de Janeiro, la tour LVMH à NYC ou prochainement le New York City Opera. Selon ses mots, il faut s’accrocher à ses rêves si l’on veut matérialiser les projets à l’échelle de la ville et de l’architecture. Une fois dans l’expo, on est agréablement surpris par la scénographie du lieu, où les grandes maquettes sont disposées de sorte qu’on ait l’impression de se balader en ville. L’ambiance est tamisée, la lumière vient des maquettes, minutieusement mises en valeur. On lève les yeux, les tours sont hautes et sculpturales. Puis en allant regarder la maquette voisine, on se croirait traverser une rue pour aller jeter un oeil de plus près au quartier d’en face. La perspective et l’immersion est d’autant plus palpable que les créations se mêlent dans le paysage visuel, où l’on devine le caractère d’une tour loitaine tandis que l’on observe un quartier d’habitations sous nos yeux. En fait, on se rend compte que la scénographie de l’expo reflète en elle-même une création d’architecture. Ajouté à cela que l’expo vous plonge doucement dans une bande sonore urbaine mêlée de traffic et de cris d’enfants. Chaque réalisation met aussi en scène des projets qui n’ont pas été retenus, accompagnés d’une projection vidéo qui met en relief la création architecturale dans son environnement, à base d’images de synthèse, de diapos et de textes, afin de mieux comprendre l’alchimie recherchée. Bref, c’est très réussi, c’est au musée Chaillot à Trocadéro, entrée 4 euros ce qui est rien comparé à la richesse de l’expo.