Il est des paroles qui vous apaisent dès la première écoute. De celles qui vous remettent des moments de faiblesse qu’on a de temps en temps. De celles qui flottent encore dans l’air une fois le morceau terminé.
Ancien instituteur, AMOS LEE parle d’un monde morne, teinté d’espoir à l’avenir. Ses paroles nous font remettre de cette peine et cette remise en cause de soi dans lesquels on se retrouve de temps en temps, non sans une certaine complaisance à demi avouée.
Loin de se prétendre être le nouvel ambassadeur de la jungle urbaine, sa musique ne se résume pas à “je raconte ce que je vis dans la rue” mais se simplifie à des mots sur de doux battements. Une écoute n’est pas suffisante. On a envie de reprendre un peu de ces tonalités suaves, cette mandoline et cette basse chuchotées. L’”urban folk” a encore de beaux jours devant lui.